{"id":3685,"date":"2024-06-12T19:59:30","date_gmt":"2024-06-12T17:59:30","guid":{"rendered":"https:\/\/redestudiosafricanos.org\/panel\/la-diaspora-africaine-et-ses-marges-ascendance-culture-et-religiosite-au-bresil\/"},"modified":"2024-08-09T19:14:50","modified_gmt":"2024-08-09T17:14:50","slug":"la-diaspora-africaine-et-ses-marges-ascendance-culture-et-religiosite-au-bresil","status":"publish","type":"panel","link":"https:\/\/redestudiosafricanos.org\/fr\/panneaux\/la-diaspora-africaine-et-ses-marges-ascendance-culture-et-religiosite-au-bresil\/","title":{"rendered":"45. La diaspora africaine et ses marges : ascendance, culture et religiosit\u00e9 au Br\u00e9sil"},"content":{"rendered":"<p>Lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de traditions religieuses d&#8217;origine africaine, il est absurde de recourir \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ralisation. Cela pr\u00e9suppose l&#8217;existence d&#8217;une Afrique unique. Vous ne pouvez pas consid\u00e9rer qu&#8217;un seul homme africain est le d\u00e9nominateur commun de toutes les ethnies du continent et qu&#8217;il est &#8220;applicable&#8221; \u00e0 toutes les r\u00e9gions. Des traits similaires peuvent \u00eatre observ\u00e9s en Afrique, tels que la perception du sacr\u00e9 en toute chose, la tension relationnelle permanente entre les mondes visible et invisible, entre le monde des vivants et celui des morts, le sens communautaire de l&#8217;existence, le respect religieux des anc\u00eatres, qui remonte jusqu&#8217;aux parents, la culture du sens des r\u00eaves associ\u00e9e aux diverses pratiques d&#8217;oracles et de divination. Cependant, il existe \u00e9galement de nombreuses diff\u00e9rences : un syst\u00e8me de divinit\u00e9s et leurs mythologies correspondantes, des iconographies sacr\u00e9es, des interdits religieux et les r\u00e8gles sociales (notamment en mati\u00e8re d&#8217;alimentation et de sexualit\u00e9) qui en d\u00e9coulent. Ces aspects peuvent varier d&#8217;une r\u00e9gion \u00e0 l&#8217;autre, d&#8217;un groupe ethnique \u00e0 l&#8217;autre, d&#8217;un village \u00e0 l&#8217;autre. Au Br\u00e9sil, ces \u00e9l\u00e9ments de la tradition africaine ont servi de matrice \u00e0 la composition des religions afro-br\u00e9siliennes, formant un vaste r\u00e9pertoire mythique richement nuanc\u00e9 et produisant une diversit\u00e9 ethnique, culturelle et religieuse consid\u00e9rable. Dans le cas du candombl\u00e9, ces sp\u00e9cificit\u00e9s correspondent \u00e0 des variantes r\u00e9gionales, \u00e0 la pr\u00e9sence de divinit\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la r\u00e9gion africaine d&#8217;origine, au culte des anc\u00eatres, \u00e0 des pratiques divinatoires, \u00e0 des \u00e9l\u00e9ments rituels, \u00e0 la transe, etc. Le terme de nation, utilis\u00e9 pour d\u00e9limiter les fronti\u00e8res entre les groupes, ne doit pas \u00eatre envisag\u00e9 ind\u00e9pendamment des autres secteurs de la vie sociale (ethnique, religieux, territorial, linguistique et politique), car la religiosit\u00e9 est en permanence li\u00e9e \u00e0 la vie quotidienne. Cela dit, il faut se rendre compte de la mobilit\u00e9 de ce terme face aux diff\u00e9rentes significations qui lui ont \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9es depuis le XVIIe si\u00e8cle. Par\u00e9s (2006) aborde le processus de formation des nations candombl\u00e9 au Br\u00e9sil dans une perspective centr\u00e9e sur l&#8217;ethnicit\u00e9 relationnelle. Il commence son analyse de l&#8217;utilisation du terme \u00e0 partir de son caract\u00e8re op\u00e9rationnel, exprim\u00e9 dans la forme utilis\u00e9e par les marchands d&#8217;esclaves, les missionnaires et les fonctionnaires administratifs des \u00c9tats europ\u00e9ens souverains, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le terme nation a acquis la m\u00eame signification que pays ou royaume, lorsqu&#8217;ils se r\u00e9f\u00e9raient aux diff\u00e9rents groupes indig\u00e8nes qu&#8217;ils rencontraient. En ce qui concerne les \u00c9tats souverains, l&#8217;auteur observe qu&#8217;en Afrique, il y a eu une projection du contexte europ\u00e9en de l&#8217;\u00e9poque, qui favorisait un sentiment d&#8217;identit\u00e9 collective bas\u00e9 sur l&#8217;appartenance \u00e0 certaines chefferies g\u00e9n\u00e9ralement organis\u00e9es autour d&#8217;institutions monarchiques. Cependant, ind\u00e9pendamment de cette projection, en Afrique, l&#8217;identit\u00e9 du groupe provient des liens de parent\u00e9 des guildes familiales qui se reconnaissent une ascendance commune. L&#8217;identit\u00e9 ethnique ou communautaire \u00e9tait donc garantie par le culte de certains anc\u00eatres ou d&#8217;autres entit\u00e9s spirituelles. L&#8217;int\u00e9gration des diff\u00e9rents domaines de sociabilit\u00e9 (religion, art, politique) dans les \u00e9v\u00e9nements de la vie communautaire s&#8217;est faite \u00e0 travers un vaste r\u00e9pertoire symbolique, comme les peintures corporelles et les incisions cutan\u00e9es (surtout sur le visage, mais aussi sur le bras ou d&#8217;autres parties du corps) qui rappelaient les marques tribales de l&#8217;Afrique ancestrale. Le corps peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9l\u00e9ment et une forme d&#8217;appartenance &#8211; et en m\u00eame temps de diff\u00e9renciation, acqu\u00e9rant cette signification en fonction de ce que l&#8217;on voit \u00e0 travers le processus d&#8217;interaction avec le religieux, dans lequel il existe des pr\u00e9ceptes de purification et de pr\u00e9paration du corps, des interdictions concernant la nourriture et l&#8217;activit\u00e9 sexuelle, et m\u00eame son propre mouvement, son rythme et sa danse. La construction rituelle du corps et de l&#8217;espace deviendra un \u00e9l\u00e9ment culturel de diff\u00e9renciation et d&#8217;identification entre les diff\u00e9rentes nations candombl\u00e9. Dans le m\u00eame temps, la ville &#8211; ou le territoire d&#8217;origine &#8211; et la langue sont \u00e9galement consid\u00e9r\u00e9es comme des facteurs importants dans la d\u00e9signation des identit\u00e9s de groupe. En outre, dans la diaspora africaine, la lin\u00e9arit\u00e9 historico-culturelle qui a longtemps habit\u00e9 l&#8217;imaginaire de concepts tels que l&#8217;appartenance, l&#8217;identit\u00e9 et la g\u00e9ographie est peut-\u00eatre un aspect intriguant. Si l&#8217;on r\u00e9fl\u00e9chit \u00e0 l&#8217;\u00e9puisement des explications sur la relation entre lieu, position et conscience, elles ne rendent pas compte de la rupture avec le territoire, \u00e9l\u00e9ment d\u00e9terminant de l&#8217;identit\u00e9 jusqu&#8217;alors. Gilroy (2001, p.13) observe que les cultures de l&#8217;Atlantique noir [&#8230;] ont cr\u00e9\u00e9 des v\u00e9hicules de consolation par la m\u00e9diation de la souffrance. Ils sp\u00e9cifient des formes esth\u00e9tiques et contre-esth\u00e9tiques et une dramaturgie distincte du souvenir qui s\u00e9pare de mani\u00e8re caract\u00e9ristique la g\u00e9n\u00e9alogie de la g\u00e9ographie, et l&#8217;acte d&#8217;adaptation de celui d&#8217;appartenance. La diaspora a sugg\u00e9r\u00e9 d&#8217;autres fa\u00e7ons d&#8217;\u00eatre, offrant d&#8217;autres compr\u00e9hensions de la solidarit\u00e9, de la similarit\u00e9 et des relations de parent\u00e9. Formes d&#8217;agence micro-politique qui traversent les cultures, les mouvements de r\u00e9sistance et de transformation, parmi d&#8217;autres processus visibles, \u00e0 une \u00e9chelle plus g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e. La pluralit\u00e9 produite au Br\u00e9sil surmonte la condition de lamentation sociale qui sous-tend la s\u00e9paration forc\u00e9e, la brutalit\u00e9 et la perte : les cons\u00e9quences de l&#8217;exil. Pour Gilroy, &#8220;[&#8230;] l&#8217;ali\u00e9nation des autochtones et l&#8217;\u00e9loignement culturel sont capables de conf\u00e9rer de la cr\u00e9ativit\u00e9 et de g\u00e9n\u00e9rer du plaisir, ainsi que de mettre fin \u00e0 l&#8217;anxi\u00e9t\u00e9 concernant la coh\u00e9rence de la race ou de la nation et la stabilit\u00e9 d&#8217;une base ethnique imagin\u00e9e&#8221; (2001, p. 20). En ce sens, la diaspora pr\u00e9sente de nombreux aspects. Au Br\u00e9sil, l&#8217;action des colonisateurs europ\u00e9ens \u00e0 l&#8217;\u00e9gard des cultures indig\u00e8nes explique que des cultes comme celui de Iara, et tant d&#8217;autres rituels indig\u00e8nes, n&#8217;aient pas trouv\u00e9 d&#8217;expression dans la soci\u00e9t\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral, ce qui n&#8217;est pas le cas des cultes africains. L&#8217;esclavage a forg\u00e9 la m\u00e9moire de la patrie, alimentant de mani\u00e8re significative l&#8217;h\u00e9ritage religieux qui circule encore aujourd&#8217;hui dans les terreiros et se diffuse dans la soci\u00e9t\u00e9 : la croyance que la vie est le bien supr\u00eame. Cette fa\u00e7on de concevoir la vie, totalement diff\u00e9rente de la tradition chr\u00e9tienne, est pr\u00e9sente au Br\u00e9sil \u00e0 travers les rites, qui sont forg\u00e9s selon des th\u00e8mes mythiques pr\u00e9existants. Le statut de l&#8217;entit\u00e9 Iemanj\u00e1 au Br\u00e9sil est un bel exemple de forgeage diasporique, car Iemanj\u00e1 est consid\u00e9r\u00e9e comme la m\u00e8re des eaux sal\u00e9es par les fid\u00e8les et les adeptes des religions africaines ; en Afrique, elle est souveraine dans la r\u00e9gion Egba et est v\u00e9n\u00e9r\u00e9e sur la rivi\u00e8re Yemoja. Les guerres entre les nations yorubas ont entra\u00een\u00e9 l&#8217;exode des Egbos vers l&#8217;ouest, pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 Abeokut\u00e1, au d\u00e9but du 19e si\u00e8cle.) Au Br\u00e9sil, Iemanj\u00e1 est l&#8217;arch\u00e9type de la grande m\u00e8re \u00e0 la poitrine g\u00e9n\u00e9reuse, dont les images sont repr\u00e9sent\u00e9es dans les mythes. Selon Jung (2008), l&#8217;arch\u00e9type est une matrice abstraite et \u00e9nerg\u00e9tique forg\u00e9e \u00e0 partir de valeurs universelles par les hommes au cours de leur existence terrestre. Cela explique l&#8217;image constante de la Grande M\u00e8re dans les diff\u00e9rentes cultures et \u00e9poques. La pr\u00e9sence de cette Grande M\u00e8re au Br\u00e9sil est apparue \u00e0 travers de multiples images arch\u00e9typales repr\u00e9sent\u00e9es par des nuances culturelles indig\u00e8nes, africaines et europ\u00e9ennes. Cet aspect a contribu\u00e9 \u00e0 forger un culte pluriel qui ne correspondait pas n\u00e9cessairement \u00e0 l&#8217;image arch\u00e9typale de l&#8217;Afrique. Les peuples les plus divers ont toujours construit des images arch\u00e9typales de la grande m\u00e8re. Elle est la m\u00e8re ancestrale et spirituelle. Au Br\u00e9sil, deux images coexistent : Notre-Dame, celle des catholiques, et Iemanj\u00e1, celle des cultes afro-br\u00e9siliens. Une partie de la population v\u00e9n\u00e8re uniquement la Vierge, une autre partie v\u00e9n\u00e8re Iemanj\u00e1 et une autre partie v\u00e9n\u00e8re les deux images qui se fondent l&#8217;une dans l&#8217;autre. En effet, l&#8217;arch\u00e9typologie sociale se trouve dans l&#8217;inconscient populaire, m\u00eame si les images arch\u00e9typales sont \u00e9labor\u00e9es \u00e0 partir de l&#8217;imaginaire des groupes ethniques en contact (P\u00f3voas, 2007). Le culte de Xang\u00f4 occupe une place centrale \u00e0 Oy\u00f3 ; Oxum est pro\u00e9minent \u00e0 Ijex\u00e1 ; Oxossi \u00e0 Ketu ; Ogum \u00e0 If\u00e9, un aspect r\u00e9current avec les autres divinit\u00e9s du panth\u00e9on africain. En d&#8217;autres termes, la position occup\u00e9e par les divinit\u00e9s est profond\u00e9ment li\u00e9e \u00e0 l&#8217;histoire de la ville o\u00f9 elles apparaissent comme des protecteurs. Cela dit, une autre id\u00e9e \u00e9merge : la religion africaine est directement li\u00e9e \u00e0 la notion de famille. Famille nombreuse issue d&#8217;un m\u00eame anc\u00eatre, comprenant des vivants et des morts. En principe, les divinit\u00e9s seraient un anc\u00eatre divinis\u00e9 qui, dans sa vie, &#8220;[&#8230;] avait \u00e9tabli des liens qui lui garantissaient la ma\u00eetrise de certaines forces de la nature, comme le tonnerre, le vent, l&#8217;eau douce ou sal\u00e9e, ou encore qui lui assuraient la possibilit\u00e9 d&#8217;exercer certaines activit\u00e9s comme la chasse ou le travail des m\u00e9taux&#8221;. (Verger, 1996, 18). Laplantine et Nouss (2002) soulignent l&#8217;importance de prendre en compte les pratiques quotidiennes, les rituels, les manifestations artistiques et les exp\u00e9riences individuelles pour comprendre le mestizaje comme un processus continu d&#8217;interaction culturelle qui cr\u00e9e un amalgame entre les identit\u00e9s. Le m\u00e9tissage est le fruit de rencontres, de voyages, o\u00f9 il n&#8217;est plus possible de s\u00e9parer les \u00e9l\u00e9ments qui se sont m\u00e9lang\u00e9s.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;objectif de ce panel est de discuter de la mani\u00e8re dont un r\u00e9seau d&#8217;expressions religieuses s&#8217;est construit au Br\u00e9sil \u00e0 partir de la traite des Noirs des pays africains qui ont \u00e9t\u00e9 soumis aux si\u00e8cles tragiques d&#8217;esclavage qui ont marqu\u00e9 l&#8217;histoire du Br\u00e9sil. La diaspora a permis aux croyances et aux coutumes bantoues, haussas, yorubas et indig\u00e8nes de se m\u00e9langer, donnant naissance \u00e0 des courants religieux tels que le candombl\u00e9, l&#8217;umbanda, le pajelan\u00e7a, le tambor de Mina, l&#8217;if\u00e1, le batuque, le jurema, le terec\u00f4, le xang\u00f4 du nord-est et d&#8217;autres encore. Ces m\u00e9langes se traduisent par l&#8217;incorporation de divers \u00e9l\u00e9ments des traditions religieuses africaines dans les pratiques indig\u00e8nes, ainsi que par l&#8217;influence du catholicisme et de l&#8217;islam. Il est important de comprendre que ce processus de m\u00e9tissage n&#8217;implique pas un simple chevauchement des cultures, mais plut\u00f4t la cr\u00e9ation de nouvelles pratiques, croyances et expressions culturelles qui, en plus de refl\u00e9ter la diversit\u00e9 et la cr\u00e9ativit\u00e9 r\u00e9sultant de l&#8217;engendrement et de la r\u00e9sistance entre diff\u00e9rents peuples, impliquent leur compr\u00e9hension du culte de la nature et de la communion des diff\u00e9rentes entit\u00e9s qui habitent ces lieux, telles que les anc\u00eatres originels, les inkisses, les voduns, les orix\u00e1s, les enchant\u00e9s, les anc\u00eatres divins d&#8217;une tradition religieuse fond\u00e9e sur la diaspora. Les identit\u00e9s ethniques forg\u00e9es au Br\u00e9sil deviendront des nations candombl\u00e9, impr\u00e9gnant l&#8217;id\u00e9e de la ville-nation au sein des terreiros, fa\u00e7onnant des alliances entre les peuples, pr\u00e9servant et actualisant les rites identitaires. Ainsi, en plus de diff\u00e9rencier les modes et les styles rituels, la nation d\u00e9signe avant tout des peuples d&#8217;origine qui se sont perp\u00e9tu\u00e9s au Br\u00e9sil. Dans ce mestizaje, cependant, le caract\u00e8re br\u00e9silien &#8211; et donc afro-am\u00e9rindien &#8211; de la religiosit\u00e9 afro-br\u00e9silienne est mis en exergue.<\/p>\n","protected":false},"author":115,"featured_media":0,"template":"","congreso":[93],"class_list":["post-3685","panel","type-panel","status-publish","hentry","congreso-ciea12-fr"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/redestudiosafricanos.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/panel\/3685","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/redestudiosafricanos.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/panel"}],"about":[{"href":"https:\/\/redestudiosafricanos.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/panel"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/redestudiosafricanos.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/115"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/redestudiosafricanos.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/panel\/3685\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5813,"href":"https:\/\/redestudiosafricanos.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/panel\/3685\/revisions\/5813"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/redestudiosafricanos.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3685"}],"wp:term":[{"taxonomy":"congreso","embeddable":true,"href":"https:\/\/redestudiosafricanos.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/congreso?post=3685"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}